• Camille

LE MONDE EST À NOUS ?

Avez-vous entendu parler de l'Arménie ?


C'est un petit pays de 3 millions d'habitants situé dans la région du Caucase.

On dit d'elle qu'elle est le berceau de la civilisation car elle abrite un patrimoine architectural et religieux datant du 2ème millénaire avant J.C.


En 1915, elle a été le théâtre d'un génocide.

En 2020, elle est le théâtre d'enjeux territoriaux et économiques.


Des intérêts géopolitiques qui ont couté la vie de plusieurs millions de personnes. Des personnes comme vous et moi.


Il semblerait que nous vivons dans un monde régi par l'argent, la politique et la corruption. Les injustices, les guerres, les violations des droits de l'homme ont toujours existé et existeront toujours. Les dirigeants des grandes puissances imposent leur loi. Quant aux autres, ils s'alignent ou ils subissent.

Des exemples nous en avons tous les jours.


Encore faut-il s'y intéresser, s'informer, en parler.

Encore faut-il prendre le temps d'écouter, de regarder, de partager.


En ces temps particulièrement difficiles, je m’interroge, j’essaie de comprendre. D’une part le monde dans lequel on vit, d’autre part comment je me positionne face à cela. Trop sensible, trop humaine ? Puis je me rappelle que c'est cette sensibilité qui me rend consciente et qui me ramène à l'essentiel : je fais partie de ce monde. J'en suis actrice et spectatrice. Cette prise de conscience induit que pour changer le monde, il faut nous changer nous. Je ne parle pas ici du regard que nous portons sur les événements extérieurs, mais de la manière dont nous souhaitons les accueillir et y prendre part. Il est toujours plus évident d'aller regarder ce qui se passe à l'extérieur plutôt que de s'occuper de l'intérieur.

Pourtant, le monde, la société, c'est aussi le reflet de chacun d'entre nous.


Ce qui importe le plus, et nous le voyons d'autant plus en ces temps difficiles, c'est ce que nous pouvons apporter et mettre en oeuvre à notre échelle, dans nos choix de vie, de carrière, dans nos relations avec les autres, dans tout ce que l'on entreprend et la manière dont nous le faisons. Chaque jour, des événements extérieurs s'imposent à nous. Nous n'avons aucune emprise dessus, qu'il s'agisse d'une pandémie mondiale ou d'un fait d'actualité.


En revanche, il est de notre responsabilité de nous informer et de décider comment accueillir ces situations. Qu'il s'agisse d'événements tragiques ou en apparence anodins, nous devons choisir par quel "virus" nous acceptons de nous laisser contaminer et quel rôle nous voulons jouer dans sa propagation. Ce sont les épreuves que nous traversons qui nous ramènent à l'essentiel et à la valeur des choses. À chacun de réfléchir à sa responsabilité individuelle et collective.

Nous avons matière à réflexion et à agir. Faisons-en bon usage.